Un faisan à Margerie-Chantagret

Ce samedi là, en fin d'après midi, je promène la Truffe sur les chemins des Monts du Forez, quelque part entre Margerie-Chantagret et Chazelles-Sur-Lavieu. Hé oui mon Bougnat, les villages foréziens ont des noms à coucher dehors, mais moi je les aime bien, surtout Sail-Sous-Couzan, prononcé avec cet accent des gens du coin, si compliqué à imiter.

 

Bref, donc la Truffe et moi divaguons ensemble au-dessus de la plaine noyée dans une légère brume d'automne. Il est 17h (heure d'été), le soleil a commencé à décliner mais il pointe encore au-dessus des sapins du col de la Croix de l'Homme Mort. A notre droite un pré file en pente douce. Quelques poteaux de bois tendent trois fils de barbelés.

Ça a bougé. Une tache marron se balade le long de la clôture. Caché derrière un tronc d'arbre, je l'observe. La Truffe n'a rien vu, rien senti. C'est un faisan. Je ramène la Truffe au fourgon où Véronique pique un roupillon, et je sors le Nikon. Je suis habillé en bleu qui claque, un peu comme les poilus de la guerre de 14 et mon oiseau est en terrain découvert ! Tant pis, on verra bien.

J'avance en bordure du pré, en longeant un massif touffu de ronces, de genêts et autre végétation arbustive et piquante qui constitue très certainement le "refuge" du faisan. Bien sûr il m'a vu. Mais il ne s'est pas enfuit, pas envolé. Il est tapis au sol, dans un creux de terrain et ne bouge plus. Je ne suis pas le seul à avoir repéré ce gros poulet aux couleurs vives. Un rapace est posé sur le dernier poteau de la clôture. Bien qu'assez gros, il ne ressemble pas tout à fait à une buse. La situation est la suivante: nous sommes tous les trois sur une même ligne: Devant moi à 60 m le rapace sur son poteau, à 25 m le faisan tapis dans l'herbe, et derrière moi: le refuge du faisan. Le rapace m'a vu, et je suis sans doute trop près du faisan pour qu'il prenne le risque de l'attaquer. Le faisan est coincé entre moi et le rapace, il fait le mort. Au bout d'un certain temps le rapace perd patience et s'en va. Je contourne alors le faisan, afin de lui laisser le champ libre pour retourner dans le taillis. Il se lève aussitôt et avance prudemment jusqu'à la clôture, passe sous les branches d'un genêt et disparait dans la végétation. Il est 17h50.

 

Bon, OK, ce faisan n'a pas les grandes plumes de la queue qu'arborent généralement les vrais faisans sauvages. C'est un "faisan d'élevage" lâché par les chasseurs. Bon.

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