De gros paquets de neige !!!

Pour mémoire:

- Le 14 novembre 2015, c'était une belle journée d'automne, chaude et ensoleillée. La neige n'était arrivée qu'en janvier !!

- Le 11 novembre 2014, il y avait un peu de neige en altitude (au-dessus de 2000 m). En dessous, c'était sec. La grosse neige était arrivée peu de temps après (au 20 novembre).

- En 2013, au 11 novembre, il avait neigé un peu au-dessus de 1700 m. Grosse neige à la fin du mois, au 30/11.

- En 2012, au 18 novembre: neige au plan de l'Aiguille (à + de 2000 m), au 1er décembre: 10 cm aux Ayères (1500 m) mais 40 cm dans le Pilat, grosse neige au 8 décembre.

- En 2011, pour le 11 novembre, j'étais monté à pieds secs, au refuge du Couvercle (2680 m).

 

Cette année (au 11 novembre 2016), voici une photo de moi (un selfie, hé oui tout arrive !!), au niveau du plus haut des chalets de Mont Ferront (1312 m). Je ne suis pas dans une crevasse, ni dans une congère, je suis dans une clairière, sur un terrain à peu près plat, je ne suis pas à genoux (je suis bien debout), et j'ai de la neige jusqu'en haut des cuisses ! Un mètre de neige.

Et voici le toit de l'un des chalets situé 15 m plus bas:

Bien sûr, je savais qu'il avait neigé. Il a fait mauvais toute la semaine. Mais jamais je n'aurais imaginé une telle quantité aussi bas. En plus il y a eu du vent. Même en forêt, sans les raquettes, je n'avance pas et je m'épuise. Je redescend donc sans avoir atteint l'objectif du jour: le pied du passage du Saix, à 1600 m.

Le lendemain: ciel bleu, ski !

Partir en skis un 12 novembre, c'est devenu totalement inhabituel, et le cerveau a du mal à comprendre: j'ai oublié les gros gants (enfin, les gants de ski) et la veste coupe-vent (que je prends toujours avec les skis). Pas grave !

Suite aux photos de vautours réalisées dans la Drôme, j'ai très envie de faire maintenant de belles photos de gypaètes. Comme mes cuisses n'ont pas complètement digéré la séance de musculation de la veille, je vais au plus court: massif des Bornes, Chalet Neuf. Journée très contrastée: au soleil je cuits. Plus haut, à l'ombre, je gèle. Je suis monté dans une petite combe au-dessus de l'arrivée du téléski, qui me permettra de faire une quinzaine de très bon virages en bonne poudreuse légère (sans lâcher les chevaux toutefois à cause de nombreux rochers dissimulés sous la neige). En fin d'après midi (attention aux heures indiquées par l'appareil photo: c'est l'heure d'été !) je tente quelques images de gypaètes, hélas un peu trop lointaines: d'abord un jeune (un "tête noir") qui se pose assez rapidement dans une grosse "niche" dans la falaise (vu de 14h49 à 14h51), puis un adulte (début d'observation 14h54), beaucoup plus bas, et qui rame désespérément pour prendre de l'altitude. Je n'ai encore jamais vu un gypaète faire autant de vol battu ! On dirait qu'il passe au plus près du rocher pour tenter de bénéficier du moindre courant d'air ascendant, mais je vois bien qu'il bataille beaucoup. D'ailleurs il se pose lui aussi très rapidement, devant un épicéa, peut-être pour se reposer (ou est-ce de l'anthropomorphisme de ma part ?). A 15h07 il repart, décrit de très nombreux cercles en battant beaucoup des ailes, et à 15h20 il réussit enfin à se poser à côté du jeune (qui n'était qu'une centaine de mètres plus haut, peut-être 150 m maxi). Peut-être a-t-il seulement pris le temps de bien scruter les nombreuses coulées qui se sont produites au cours de l'après midi ? Tout de suite après s'être posé, il décolle et en trois coup d'aile, monte se percher sur une petite vire 50 m au-dessus de la "niche" du jeune. Dans les minutes qui suivent, ça semble discuter ferme entre eux, et je les entends comme si j'étais à côté. Rapidement, le soleil décline et se cache derrière la montagne. Il est temps de rentrer !

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