mar.

20

août

2019

Les photos des vacances

Cette année, après un petit détour par le massif central, nous sommes partis ... à la montagne, dans les Alpes ! À La Grave, petit village situé au pied de la Meije, à 1400 m d'altitude, réputé pour la descente hors piste (à skis) des vallons de la Meije (et le fameux Derby de la Meije).

Le télécabine nous a monté jusqu'au col des Ruillans à 3200 m où nous avons fait quelques pas sur le glacier, avant de redescendre à la gare intermédiaire de Peyrou d'Amont pour une balade jusqu'au lac de Puy Vachier.

Nous avons visité une partie du Plateau d'Emparis jusqu'au lac Lérié.

Nous avons aussi assisté aux derniers concerts du Festival Messiaen.

 

Avant de visionner les photos, je vous invite à lire cet article qui détaille le projet de construction d'un troisième tronçon du télécabine de La Grave qui arriverait ainsi au sommet du Dôme de la Lauze (3559 m), en remplacement de l'actuel téléski de la Girose.

Ensuite vous prêterez une attention particulière aux photos 4 et 5 sur lesquelles vous verrez un énorme rocher littéralement ficelé à la falaise au moyen de câbles, sans doute afin d'éviter qu'il ne tombe d'un coup en un seul morceau. En effet vous verrez aussi au pied de cette falaise, des rochers qui sont déjà tombés (assez près de la grotte de glace). Bref, vous comprendrez que cette falaise (à 3200 m d'altitude) est en train de s'effriter, de s'ébouler, de s'écrouler. Vous verrez enfin, des installations métalliques, fixées à la falaise, sur lesquelles sont tendus les câbles du téléski de la Girose. À propos de ce téléski, je cite un extrait de l'article de Montagne Magazine:

" Le contexte climatique rendrait son remplacement inéluctable : "le téléski est de plus en plus difficile à exploiter en raison de la décrue glaciaire [...]. Sur nos 100 jours d'ouverture en moyenne, cet appareil, lui, ne fonctionne qu'une cinquantaine de jours, en raison du brouillard, du vent, ou du niveau d'enneigement". Son remplacement en 2021 par le troisième tronçon du téléphérique est confirmé, et un budget de 10 millions d'euros prévu."

"L'élargissement du public du téléphérique, dont la composition est aujourd'hui dominée par les freeriders, est au programme : "l'idée, pour péréniser le téléphérique, est de capter une clientèle piétonne et contemplative, en complément de la clientèle skieurs. Les contemplatifs ne représentent que 3% des passagers l'hiver, le site n'étant pas assez attractif pour eux, ni adapté à leur accueil".

La suite, en Provence, avec un RDV disons "satisfaisant" avec le martin-pêcheur.

Sur la toute première photo, je teste mon futur "apport énergétique" spécial pour trail de très longue distance: le "Marillenknödel": un abricot dont le noyau a été remplacé par un morceau de sucre (ou deux), entouré d'une couche pâteuse à base de pommes de terre, farine, œufs, beurre ... et peut-être que j'en oublie ! (pour moi, ça manque un peu de chocolat !!) Les calories ne sont indiquées nulle part !

Lire la suite 0 commentaires

dim.

21

juil.

2019

Bambi

Pas beaucoup de temps ces jours-ci, l'obligation de combiner du repos et un peu d'activité physique, sans trop se fatiguer ... bref je vais au plus simple et au plus court, dans un secteur que je commence à bien connaître. Les habitudes des biches me sont familières, elles suivent toujours les mêmes pistes. 

Je me suis donc approché autant que possible, cette fois j'étais sans doute pas loin du maximum. Et sur le plan photographique ... disons que ça commence à être pas trop mal.

0 commentaires

ven.

19

juil.

2019

Un hiver en montagne, sans bouger !!

Cette semaine, je suis allé récupérer la caméra automatique que j'avais laissée en montagne ... à l'automne dernier. Elle a donc passé tout l'hiver à 1500 m d'altitude. Ce n'est pas bien haut mais l'endroit est assez isolé, plutôt difficile d'accès, à l'écart des sentiers de randonnée et des itinéraires de ski de rando. Trois skieurs ont tout de même été pris en photo !! (en réalité c'était un groupe de 4 puis un solitaire, trois jours après, qui a sans doute "suivi les traces"). Deux passages d'êtres humains, sur tout un hiver, c'est peu si l'on tient compte du développement qu'a connu l'activité ces 15 dernières années. Aujourd'hui, les skieurs de randonnées vont partout, et ce n'est pas une bonne nouvelle pour la faune qui a besoin de tranquillité en hiver. Deux passages c'est peu, mais en même temps, c'est trop, car à cet endroit précis, j'étais bien certain que PERSONNE ne viendrait s'aventurer là en hiver, même si je dois reconnaître une certaine logique dans la ligne de pente qui a conduit ces skieurs à passer devant ma caméra.

Voilà, donc j'ai posé cette caméra automatique début octobre 2018, pendant le brame donc, puis j'ai changé de coin, et la caméra est restée ... la neige est venue, l'hiver a passé. Les piles ont bien résisté: elles ont fonctionné jusqu'à la mi-mai environ.
Je dis "environ" car j'ai omis de ré-enregistrer la date et l'heure après le dernier changement de piles. Les jours indiqués par les photos sont donc faux, et j'ai du pratiquer des estimations, en fonction de la date à laquelle il me semble que j'ai installé la caméra. Bref, l'approximation est de mise !

Vous allez donc dérouler un diaporama composé d'une soixantaine d'images. Je vous préviens tout de suite: les photos sont absolument moches (surtout les nocturnes, un conseil: reculez vous, éloignez-vous un peu de votre écran !!), leur valeur esthétique est parfaitement nulle. Leur intérêt est ailleurs: dans le fait que les animaux ne se sentent pas du tout observés et ont un comportement parfaitement naturel. Pour tout vous dire, je suis déjà assez content:

1- d'avoir choisi un endroit plutôt "assez fréquenté" par toutes sortes d'animaux (pas seulement des chamois et des cervidés)

2- d'avoir positionné l'appareil, et de l'avoir ficelé sur un petit arbre de telle manière qu'une bonne partie des photos sont "pas trop mal cadrées".

3- Je suis "TRÈS PARTICULIÈREMENT" content d'avoir récupéré des images d'animaux que je n'avais jamais réussi à photographier, ni même simplement à apercevoir: une martre (ou une fouine mais je penche plutôt pour la martre), et puis ... il lupo ! Canis Lupus. Les images sont très moches, il passe trop loin, il est tout petit sur l'écran, mais je m'en moque, on le reconnait, c'est lui !!

Et non seulement il est passé devant la caméra, mais il m'a même offert ce qui ressemble fort à un face à face avec un cerf. Certes, la scène se déroule en pleine nuit et à la lisière de la zone balayée par l'infrarouge, donc on ne distingue que des silhouettes, des ombres, des paires d'yeux, on devine une queue, une tête et deux oreilles pointues ... bref, une ambiance de fable. Mais le lendemain matin, il est repassé, et là le doute n'est plus permis, c'est bien un loup, le pelage se confond avec l'environnement mais on le devine bien. Ces scènes ont eu lieu fin octobre 2018. À la mi-octobre, j'avais décidé de changer de coin parce que cela faisait un mois que j'entendais les cerfs bramer, sans observer aucun mouvement. Les cerfs ne sortaient du couvert forestier qu'à la nuit noire. Peut-être que la présence du loup y était pour quelque chose ??

Ensuite, plus de loup pendant tout l'hiver. Une congère se forme devant la caméra, elle grossit, la neige monte ... On voit passer des chamois, un renard, une martre. Ce n'est que fin avril que le loup passe à nouveau ... dans le sens inverse: il remonte en altitude. À la mi-mai les marmottes s'éveillent, les biches remontent ... et les piles ont rendu l'âme !

2 commentaires

mer.

10

juil.

2019

Les biches du soir, avec leurs faons

Ça y est, j'ai enfin pu me dégager une soirée pour aller voir les biches et les petits faons. Un affût dans la combe indiquée par Franck l'été dernier. C'est un coin que j'aime bien, avec une herbe haute, des fougères, des rhododendrons ... il est facile de se dissimuler et de passer inaperçu. Hier, je suis arrivé sur place un peu avant 18h, et je suis resté jusqu'à la nuit noire, retour au parking à 23h15. 18h30: une biche traverse la combe un peu au-dessus de moi, la lumière est encore trop forte, mais c'est ma "première biche 2019" ! Une heure plus tard, un chamois remonte la pente à moins de 100 m de mon téléobjectif: un jeune de 3 ans, ses cornes sont aussi hautes que ses oreilles.
Puis c'est l'aigle royal qui entre en scène: il avait déjà fait un ou deux passages au-dessus de la combe et s'était fait oublier. Couché dans les fougères, je repose mes cervicales endolories à force de scruter alternativement les pentes en haut à droite et les fourrés en bas à gauche. Soudain, le bruit du vent parvient à mes oreilles. Le vent dans les branches ?? Mais rien ne bouge, il n'y pas de vent. Je me redresse, écarquille les paupières. Une flèche glisse dans l'air, parallèle à la pente, 30 m au-dessus du sol. Les ailes sont repliées et forment un W, l'aigle attaque, en "quasi-piqué". Un cri strident, un seul: c'est la "marmotte-vigie" qui sonne l'alerte aérienne. L'aigle ouvre les ailes et entame un virage à droite: son attaque a échoué. Il m'a semblé distinguer des tâches blanches sous les ailes: un jeune qui apprend le métier !
Puis l'ombre envahit le bas de la combe et remonte la pente progressivement ... le soleil disparaît derrière les Fiz.

De grosses silhouettes brun-roux commencent à sortir des fourrés: les biches passent à table, il est l'heure de venir brouter l'herbe grasse ... et de poser pour le photographe !

Les photos ressemblent à celles de l'an dernier. Même endroit, même heure, mêmes acteurs ... c'est un peu logique.

Dernières images à 21h40, je range le matériel et commence à descendre prudemment, tentant d'éviter les pierres qui roulent, les branches qui craquent et les herbes qui glissent ! Me voici sur le sentier, j'allume la frontale, et balaie les alentours. Une paire d'yeux brille dans le noir. Le renard ? Un chamois ? Les yeux me fixent. Ils se déplacent latéralement puis viennent dans ma direction, s'approchent de quelques mètres. D'habitude je suis un peu pressé de descendre, rentrer chez moi, manger, prendre la douche ... demain le réveil sonne à 6h20. Mais ce soir je suis curieux, je suis dans l'ambiance, et ... j'ai un doute: un chamois aurait fui, le renard serait passé à autre chose, trop occupé à chasser. Celui-là ... on dirait que je l'intéresse ! Allez, je pose le sac, et je sors l'artillerie lourde: le projo que je mets sur le casque pour la descente nocturne en VTT: je le porte à bout de bras au-dessus de ma tête, mais ce n'est toujours pas suffisant pour distinguer la silhouette. Néanmoins, ses yeux trahissent ses mouvements: il s'aplatit, à la manière d'un chat ! La nuit est noire et dans un rayon de 400 mètres broutent sans doute une bonne vingtaine de biches accompagnées de quelques faons, plus une poignée de chamois ... affaire à suivre !

Combien de temps à duré cette observation ? Quinze, peut-être 20 minutes. Un peu plus loin sur le sentier, perdu dans mes pensées, il s'en faut de peu que je ne bouscule un papillon, installé sur une fleur pour la nuit ... au point où j'en suis, 10 minutes de plus ou de moins ! Et puis, une image de papillon diurne en pleine nuit, ce n'est pas courant ! Je l'ai photographié en tenant l'appareil de la main droite (posé sur trépied + rotule pendulaire), et la lampe frontale dans la main gauche.

 

Voilà, c'était une soirée dans la "combe à Franck" ! MERCI FRANCK !

0 commentaires

jeu.

13

juin

2019

Mi-juin ... les grenouilles !

Étaient-elles en retard, ou bien est-ce moi qui étais en avance ? Je n'en sais rien, mais il s'en est fallu de peu que ces satanées grenouilles me fassent faux bond !

 

En effet, à 7h55 sur le lieu de rendez-vous, personne, aucune bestiole bondissante, aucun croassement, et encore beaucoup de neige. Je m'installe sur un rocher, visse les yeux aux jumelles ... mais la montagne reste désespérément calme et tranquille ! 8h15, toujours rien. Le soleil est déjà haut, je file sur la gouille suivante, plus bas, et en versant sud, en espérant que les tritons alpestres seront présents au rendez-vous.

 

Après 45 minutes de marche dans une neige bien molle (pas de regel cette nuit !), j'arrive au bord de la mare et je constate rapidement que les tritons sont nombreux. Mais je réalise aussi à quel point il est difficile de réussir une belle photo de triton. Dans l'eau c'est impossible, à moins de s'immerger soit même avec l'appareil photo (ce qui impliquerait l'utilisation d'un caisson étanche et d'un grosse combinaison néoprène car la moitié de la mare est encore remplie de neige). Bref, je suis rentré avec UNE photo de triton alpestre pas trop complètement vilaine.

 

Sur le chemin du retour, je repasse sur la "place des grenouilles" aux environs de midi. La lumière est excessivement dure, la neige est éblouissante. Pas une minute je n'envisage de sortir l'appareil du sac, si jamais les batraciens ont daigné se réveiller. Pourtant ... de loin, je distingue quelques points noirs sur la neige. Ce ne sont pas des oiseaux. Elles sont sorties. Cette "sortie" des grenouilles ressemble un eu par certains côtés, à la sortie des marmottes. C'est un symbole, un moment de joie, qui marque l'arrivée de l'été. Bien sûr que j'ai sorti l'appareil photo ! Et en cherchant un peu, j'ai trouvé un endroit où l'eau de fonte a creusé des galeries dans la neige, avec des ponts de neige, qui s'effondrent parfois ... l'eau qui stagne a certains endroits prend des teintes turquoises ici, émeraude là ... Bref, un endroit très photogénique. Vous savez quoi ?? J'y retourne dès samedi !

0 commentaires

Je ne suis pas un photographe professionnel. J'ai un métier que j'exerce à temps complet. Je suis simplement un "photographe randonneur" passionné de montagne et de nature, la photographie est un loisir que je pratique pendant mon temps libre, en pur amateur. Photographier des animaux sauvages exige de passer beaucoup de temps sur le terrain.

 

Néanmoins je me ferai un plaisir de répondre à vos questions et à vos demandes aussi rapidement que je le pourrai. N'hésitez pas à me contacter:

 

M. Cyril DESAGE

Chedde

223 avenue du Coteau

74190 Passy

 

lemonde.denhaut@laposte.net

Les photos et les textes présentés sur ce site ne sont pas libres de droit. Leur reproduction sans autorisation écrite de leur auteur est interdite, quel que soit le support. Merci de respecter la passion de l'auteur, le temps passé sur le terrain, les heures de marche, le temps passé devant l'écran et l'investissement dans le matériel.

Suivez mes séances d'entraînement sur Strava