ven.

31

août

2018

Retour aux biches

C'est une évidence, je ne pouvais pas faire autrement. A peine rentré des vacances, je suis retourné voir si les biches étaient toujours là où je les avais laissées. Je suis monté avec une relative incertitude, incertitude qui s'est transformée en inquiétude lorsqu'en arrivant au pied de la combe, j'ai découvert une horde bigarrée et bruyante de ramasseurs de myrtilles. J'y ai même vu et entendu des chiens, alors que théoriquement ils sont strictement interdits dans cette réserve naturelle. Je n'étais donc pas très confiant lorsque je m'installais derrière mon filet de camouflage, 120 ou 150 m plus haut.

Mais en fin d'après-midi, à partir de 18h30 ou 19h, toute cette foule s'est éclipsée. Le calme est revenu sur la montagne et seuls les cris des oiseaux troublaient le silence. Et une nouvelle fois, la magie a opéré: les animaux sont sortis du couvert. Un chamois d'abord. Puis les biches, dont certaines accompagnées de leur faon.

J'y suis allé trois fois déjà depuis notre retour de vacances, dont une fois sous une météo capricieuse: le brouillard s'est dissipé 3 minutes trop tôt et j'ai été repéré alors que j'étais en train de monter l'appareil photo sur le trépied.

 

Voici une série d'une petite quinzaine de photos prises sur deux soirées, relativement tard, et dans une pénombre certaine, entre 20h30 et 21h05. LA scène majeure est celle du faon qui tête sa mère, même si elle fut rapide. Sur deux images j'ai volontairement accentué le contraste pour noircir un peu les ombres. Ces deux images ne sont donc pas fidèles à la réalité au sens strict, mais l'impression, et l'ambiance qui s'en dégagent sont, à mon sens, très proche de ce que je vis sur le terrain.

Toute une série de photos ont été prises au 350 mm, par mégarde: en effet, j'ai tenté une photo de paysage (moche) en dé-zoomant un peu, et ensuite ... j'ai oublié de repositionner le téléobjectif sur 400 mm !

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mer.

15

août

2018

Vacances d'été 2018 - Oléron, Landes et Provence

Cette année, avec Véronique, nous sommes allés découvrir la côte atlantique, sur l'île d'Oléron, puis dans les Landes.

Oléron: plages immenses, étoiles de mer, océan à 22°, marées importantes et très jolis rouleaux dans lesquels je me suis amusé comme un petit fou grâce à une planche dont j'ai oublié le nom, achetée 45 € en supermarché ! Visites du phare, du "marais aux oiseaux" (très peu d'oiseaux sauvages, mais beaucoup de domestiques, j'en ramène quelques photos de caneton aux lentilles).

Les Landes: Visite de Bordeaux, la dune du Pilat, 4h de canoë sur la Grande Leyre, une matinée de randonnée avec Quenotte (une ânesse), et puis une matinée de marche dans la Petite Leyre en mode "Indiana Jones".

Voici une première série de photos souvenirs réalisées avec mon vieux compact:

La Truffe, à fond sur la grande plage de St Trojan (en dehors des horaires de surveillance), Bordeaux: le miroir d'eau, la dune du Pilat, et Quenotte.

Voici ensuite les photos réalisées avec le réflex:

- Caneton aux lentilles sur le marais aux oiseaux, à l'ombre, puis au soleil.

- Renardeau, photographié tard le soir (21h40), après un affût au chevreuil infructueux. Je revenais, à pied, sur le chemin, appareil en main et encore fixé au trépied (ce que je ne fais jamais d'habitude !), lorsque j'aperçois une petite bestiole au milieu du chemin, à une centaine de mètres. Je fais encore quelques pas, m'agenouille et pose le trépied au bord du chemin. Au bout de quelques minutes, un deuxième renardeau fait une brève apparition, le temps d'une jolie photo. Je reviendrai tous les soirs suivants, en vain !

- Dernière image: une libellule photographiée sur la Petite Leyre, alors que j'espérais des ragondins !

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jeu.

19

juil.

2018

Le coin de Franck

En ce début d'été, je change toutes mes habitudes. La faute à Franck ! Lors d'une soirée pique-nique familial dans les bois, c'est lui qui m'a montré cette "clairière", juste au-dessus de la forêt. "Tu vas voir, le soir, tous les animaux sortent". Et en effet, nous avons pu jumeler des chamois et des biches, dont quelques mères accompagnées de leurs petits. Bref, donc ces photos qui vont suivre, en fait je les dois à l'ami Franck et j'espère bien qu'après les vacances, nous irons en faire ensemble !!

Du coup, terminé le réveil qui sonne à 5h du mat', maintenant je "monte" en soirée, le week-end bien sûr, mais aussi en semaine, après le boulot. J'arrive sur place autour de 18h, parfois un peu avant, parfois un peu après. Les horaires de sortie des animaux varient en fonction de la météo: s'ils fait frais, ils peuvent être à découvert dès 18h (ce qui peut poser problème si je ne suis pas déjà installé), mais lorsque les températures sont franchement estivales, ils attendent que le soleil passe derrière la montagne et alors c'est le manque de lumière qui complique la tâche du photographe.

Lors des premières sorties, j'apprends à connaître le coin (car c'est un "bas de combe" assez vaste (je dirais environ 3 ha), autour de 1700 m d'altitude, avec plusieurs clairières de tailles variables, entrecoupées de massifs plus ou moins touffus de vernes; quelques talwegs coupent la pente. On devine facilement quelques "autoroutes" à bestioles qui traversent la montagne sur une ligne presque horizontale. Je cherche le meilleur endroit. Un endroit où je peux me dissimuler facilement (à l'ombre sous des arbres, et derrière quelques hautes fougères), à bon vent, et ni trop loin ni trop près d'un lieu de passage. Je sais que le coin est connu, et je découvre sans trop d'étonnement qu'il est aussi bien fréquenté: un soir, alors que je me dirige vers un endroit favorable que j'avais repéré quelques jours avant, je tombe sur un véritable affût composé de branches et de fougères, duquel dépassent deux téléobjectifs. Peu importe, il y a de la place pour plusieurs photographes !

Ces premières photos sont plutôt pas trop mal, mais elles sont surtout le fruit de la chance si l'on tient compte que je me suis posté un peu "au hasard". C'est un début encourageant, et prometteur.

Pendant ces premières sorties, je passe beaucoup de temps à observer aux jumelles, les sentes empruntées par les animaux, leurs horaires. Un soir, alors que je suis sur le chemin du retour, je me retourne, et je vois 4 ou 5 biches qui broutent paisiblement dans une pente d'herbe en lisière de laquelle je me trouvais 15 ou 20 minutes auparavant !!

Bref, petit à petit, j'apprends où se trouvent les meilleurs emplacements. Voir, LE meilleur emplacement ! Juste au pied, ou même au milieu d'une grande pente d'herbe d'un vert splendide, agrémentée de grosses plantes grasses, de grandes fleurs et de touffes de fougères. Deux arbres morts sont couchés au sol, l'un est très esthétique, l'autre est moche comme la pluie. Devinez lequel à la préférence des biches ??

Je réussis quelques images pas trop mal, de chamois, mais aussi de biches avec leurs faons (avec les ronds blancs comme bambi !!). Vous noterez dans cette série, deux photos de la même clairière, traversée à 14 minutes d'intervalle, d'abord par un chamois, puis par une biche. Vous verrez aussi un faon qui tourne la tête, surpris par un chamois qui broute à une vingtaine de mètres sur sa gauche !

Au final, même si quelques images sortent un peu du lot, c'est plutôt une série de "reportage".

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sam.

30

juin

2018

Des tritons sur la banquise

Samedi dernier, dernier jour de juin, je retourne au même endroit que le week-end précédent. Quel contraste ! La neige a presque entièrement fondu, et l'endroit est parfaitement silencieux. C'est tout juste si je parviens à débusquer 4 grenouilles accouplées dans les herbes.

Bon, je m'en doutais un peu. Je mets le cap sur le versant Est puis Sud de la montagne, où je connais une petite gouille. Avec de la chance, peut-être y trouverais-je des libellules ? ou des serpents se chauffant au soleil sur l'éboulis qui domine la mare ?

Mais une fois sur place, surprise: la mare et l'éboulis sont dominés par une série de pentes raides entrecoupées de petites barres. Au printemps, il y a eu une avalanche, sans doute assez grosse puisque l'éboulis est entièrement recouvert de neige et que 80 % de la surface de la mare est encore recouverte par une épaisse banquise. A 1815 m, dans un versant S-E, au 30 juin !

Deuxième surprise: dans les 20 % d'eau "libre" nagent de nombreux tritons alpestres, et quelques uns se sont aventurés sur la banquise. L'occasion d'une nouvelle séance photos, à plat ventre sur la neige !! Photos difficiles car le triton n'est pas vraiment un "top modèle". Avec ses gros yeux, par certains côtés, il me rappelle un peu "E.T.", le gentil extra-terrestre de Spielberg ! Bref, on aime ... ou pas !!

Petite précision: j'ai remarqué que ces "tritons de la banquise" devenaient rapidement engourdis, et que lorsqu'ils parvenaient à atteindre une petite flaque de 10 ou 15 cm de profondeur, ils avaient beaucoup de mal à nager correctement et à avancer, sans doute trop engourdis par le froid. Je suis donc allé à la "pêche aux tritons" pour les remettre dans l'eau plus chaude située juste à côté, où ils retrouvaient immédiatement toute leur vivacité.

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sam.

23

juin

2018

La reproduction des grenouilles rousses

Je déteste le mois de juin ! Même en réglant le réveil sur 5h15, impossible de partir avant l'aube. Le photographe de juin doit être insomniaque !

 

Mais bon, ce samedi 23 juin, me voilà parti, pas trop tard tout de même, en direction du refuge d'Anterne. Les derniers névés qui subsistaient encore sur le chemin ont été "ouverts" à la pelle mécanique, afin de permettre un passage facile pour les randonneurs. Randonneurs dont certains parcourent déjà le GR5: je me demande si la pelle mécanique est montée jusqu'au col du Brévent !!?? Enfin bref, le refuge d'Anterne est ouvert et complètement accessible, et il a été ravitaillé en hélico il y a quelques semaines déjà. C'est beau le commerce en montagne !

 

En arrivant au Laouchet, j'entends comme un bruit de petite moto, ou de mobylette. Je me dis que décidément, il va falloir aller loin et haut pour avoir un peu de tranquillité !! Mais en écoutant mieux et en écarquillant bien les yeux, ce n'était pas un engin motorisé. Sur (et aussi sous) la neige qui recouvre encore le Laouchet, des dizaines de grenouilles donnent de la voix.

J'ai passé deux heures à les photographier, de 8h08 à 10h18, la plupart du temps couché sur la neige, sans autre protection qu'un T-shirt et une petite polaire légère. Au début ça va, le soleil est déjà bien présent. Mais progressivement l'eau imprègne les vêtements et le petit bisolet se fait sentir. A 1950 m, la température n'atteint sans doute pas les 20° (il y avait 7° au parking à 7h). Si bien que je finis par grelotter. La pause s'impose.

Je n'irai pas plus loin aujourd'hui, pas de tour de Pormenaz, seulement une redescente avec le seul frein avant: la durite du frein arrière est fendue et elle fuit.

 

Sur le plan photographique, le ciel limpide sans aucun voile nuageux et le soleil vif m'ont beaucoup gêné. La surexposition à +2 IL qui était assez judicieuse samedi dernier, s'est avérée excessive aujourd'hui: en effet il y a toujours un petit film liquide qui recouvre la peau des grenouilles, et dès que le moindre rayon de soleil frappe cette pellicule d'eau, ça brille !! J'ai donc beaucoup joué avec les curseurs du logiciel pour récupérer le coup.

J'ai deux images de grenouilles en plein bond: la première avec une vitesse d'obturation au 1/1000 sec. à peine suffisante, la netteté n'est pas absolument parfaite, sur un saut latéral de la gauche vers la droite. La profondeur de champ est correcte avec une ouverture à f/4.5 (fermée d'un cran). La deuxième: 1/2000 sec, ça va. Cette fois elle saute face à moi, dans ma direction, et ce qui n'est pas tout à fait bon, c'est la zone de netteté. Normale, avec la pleine ouverture (f/4), la profondeur de champ est très (trop) réduite, même pour une petite bestiole comme une grenouille. Bref, j'aurais dû fermer encore un peu (à f/5 ou f/5.6 par exemple) et garder la vitesse à 1/2000 sec, quitte à faire monter les ISOs.

La "photo de groupe" en ouverture n'est là que pour montrer la densité de grenouilles au mètre carré ! On en voit 12 ou 13 sur l'image, mais il y en a d'autres cachées dans l'herbe.

Ensuite défilent les portraits de grenouilles sur la glace (qui présente souvent de jolis dessins mas la colorimétrie pose problème, la glace c'est bleu !!) puis sur la neige (fond blanc plus simple à gérer, plus sobre, mais moins "graphique").

Les œufs des grenouilles flottent généralement dans une flaque ou une petite mare où l'eau est souvent saumâtre et les œufs semblent marrons. En fait pas du tout. J'ai réussi à en trouver un petit tas qui reposait à l'air libre (mais protégé du soleil par un "toit" de neige (combien de jours tiendra ce toit ??): très photogénique, et peut-être intéressant pour un biologiste ... car on voit bien l'embryon dans sa "gélatine".

BONUS: 3 photos de tritons alpestres:

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Je ne suis pas un photographe professionnel. J'ai un métier que j'exerce à temps complet. Je suis simplement un "photographe randonneur" passionné de montagne et de nature, la photographie est un loisir que je pratique pendant mon temps libre, en pur amateur. Photographier des animaux sauvages exige de passer beaucoup de temps sur le terrain.

 

Néanmoins je me ferai un plaisir de répondre à vos questions et à vos demandes aussi rapidement que je le pourrai. N'hésitez pas à me contacter:

 

M. Cyril DESAGE

Chedde

223 avenue du Coteau

74190 Passy

 

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